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Journée de rentrée 2025
Journée de rentrée 2024
Journée de rentrée
31.08.2024 - 13h00
Circulation Battement Coupure
argument par Maïté Masquelier
Qu’il y ait un ailleurs au Courtil, est un principe que nous avons toujours soutenu, que l’institution ne soit pas le seul lieu de résidence pour un jeune, qu’il y ait un autre lieu. En outre, nous constatons dans notre clinique, l’effet d’apaisement que cet ailleurs produit chez bon nombre de sujets, les études de cas en témoignent : la circulation y est souvent évoquée comme une façon dont un sujet se défend du réel.
La situation politique et financière et leurs conséquences pour nos institutions nous imposent de revisiter ce principe puisque nous sommes tenus d’accueillir des sujets à temps complet, et dès lors sans autre lieu.
Ainsi, nous proposons d'étudier lors de notre journée de rentrée, ce qui, dans l'introduction d'un ailleurs, opère comme traitement de la jouissance. Quels sont les tenants et aboutissants de ce principe ? S’agit-il nécessairement d’un extérieur ?
Avançons déjà que cela implique un déplacement des corps. Dans sa forme la plus “simple”, nous pouvons penser au battement. Le battement introduit l’opposition symbolique et par là le découpage temporel et spatial : ici – là-bas, dedans – dehors, entrer – sortir, maintenant - après, jusqu’à là - pas là qui insuffle du manque. N’est-ce pas une prémisse à mettre au cœur de la circulation ? Un mouvement supportant le passage d’un seuil, d’un lieu à l’autre… vers un autre lieu.
Se déplacer suppose également qu’il y ait séparation, coupure, rupture. La fugue en est le paroxysme comme extraction au regard d’un trop. Quitter un lieu pour un autre, s’extraire est, ne fût-ce que pour un temps, une manière de traiter l'excès de jouissance logé en un point. Nous usons dans nos interventions de cette pratique comme désamorçage sur le vif mais également en fixant divers rendez-vous, instillant un circuit, un programme qui décerne une assise plus sereine au sujet.
Bref, Comment un sujet va-t-il se servir de l’institution comme lieu de passage, de cheminement dans son parcours de vie ? Comment circule-t-il ? Comment déplace-t-il son corps? Quelle opération va-t-il mettre en place? Comment suivre pas à pas l’usage singulier qu’un sujet fait de sa circulation pour s’inscrire dans le monde ?
Pour en savoir un peu plus, nous vous donnons rendez-vous ce samedi 31 août dès 13h à la sacrée Chapelle !
Journée de rentrée 2023
Samedi 2 septembre 2023
Directrice de la journée : Elaine Collard
Journée de rentrée 2022
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Journée de rentrée 2021
4 septembre 2021 de 13h00 à 18h00
Interprètes de l'inclusion
Argument, par Christophe Le Poëc
« Qu’il [le psychanalyste] connaisse bien la spire où son époque l’entraîne dans l’œuvre continuée de Babel, et qu’il sache sa fonction d’interprète dans la discorde des langages. » (1)
« L’inclusion » est le mot. Un signifiant maître d’aujourd’hui. Le droit à l’inclusion a été tout récemment inscrit dans la constitution belge, tandis que le Comité européen des droits sociaux a condamné le pays pour « manque d’efforts consentis à l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap intellectuel ».
Ce signifiant touche et discute nos pratiques. Il fait vaciller les dispositifs — services résidentiels pour jeunes, établissements d’enseignement spécialisé, dispositifs d’intégration – et le lien social qui s’y construit dans le temps et avec l’expérience des acteurs de terrain… Un certain malaise se fait jour quand l’inclusion prend la forme d’une injonction non interrogeable et que la réponse politique consiste en un plus de rhétorique inclusive, plus de recommandations techniques et moins de moyens humains. (2)
Commençons par le lire, ce mot. Il y a l’intégration, où l’on demande au sujet de s’adapter aux codes de l’Autre, l’exclusion, où le lien est rompu, la ségrégation, où l’on construit du même pour rassembler autant que séparer et l’inclusion, où l’on réclame que l’Autre de la norme s’adapte au sujet.
Selon son fondateur, Alexandre Stevens, le Courtil se devait de construire une institution différente pour chaque sujet. C’est une orientation qui discute la norme en profondeur et met l’accent sur le singulier du lien et de la rencontre. En cela, la dimension de l’inclusion, entendue comme une manière d’adapter la norme au sujet, nous semble être proche de ce que nous mettons en place depuis déjà de nombreuses années.
Comment se fait-il alors que la rhétorique qui accompagne ce signifiant et les applications politiques qui en découlent nous apparaissent tant travailler contre notre manière de soutenir les élaborations et les chemins singuliers qu’entreprennent les jeunes sujets que nous accompagnons ? Comment se fait-il que nos institutions et les établissements d’enseignement spécialisé se retrouvent être taxés de lieux ségrégatifs ? L’accès à une instruction particularisée et de qualité, ainsi qu’à un lien social qui prend en compte la spécificité de chacun se réduit-il à l’inscription dans un établissement scolaire ordinaire ?
S’il est évident que le désir d’inclusion est ancré dans un terreau humaniste, dont on ne peut que se sentir proche, il porte en lui des points de tension qui nous forcent à complexifier notre façon de l’entendre.
L’un des principaux vecteurs de l’éducation inclusive est ce qu’on appelle les BEP, « besoins éducatifs particuliers ». Considérer la dimension de l’éveil du savoir par le prisme du besoin expose pourtant l’élève « à être parlé plutôt qu’à parler lui-même. » 3 L’exigence de caractériser les dits besoins mène à une inflation des étiquettes diagnostiques et les protocoles associés ont pour effet de dessaisir les acteurs locaux, enseignants, parents, éducateurs, de leur expérience réelle et de leur savoir-faire quant à l’accueil de la singularité.
Interprètes de l’inclusion. Nous avons choisi pour cette journée de rentrée d’associer ces deux signifiants comme une première interprétation. Inclusion, car nous décidons de faire de ce terme l’un des nôtres. Interprètes, au pluriel et dans toute sa polysémie, car il s’agira autant d’élucider, de traduire, de transmettre que d’entendre une clinique de la variété des modes de présences en acte « dans la discorde des langages ».
(2) Le Soir, 21 avril 2021, réforme de l’enseignement vers une école inclusive qui exclut.
(3) Kohout-Diaz, Magdalena, L’éducation inclusive, Un processus en cours, Eres, 2018, Toulouse.
Journée de rentrée du 5 Septembre 2020
Journée de rentrée 2019
Journée de rentrée 2018
Leers-Nord - nouvelle Chapelle
13h30 : Accueil
13h45 : Introduction, par Philippe Hellebois
14h00 : Séquence 1 (Sanaa Sadatte)
Jérôme Foviaux, Stéphane Houziaux, Raffaella Marazzo, Séverine Olivieri,
15h30 : Séquence 2 (Catherine Heule)
Lena Burger, Joséphine Duquesnoy, Raquel Mata, Judith Zabala
16h30 : pause café
17h00 : Séquence 3 (Carina Faria)
Cristina Borgianini, Charlotte Mahé
18h00 : Guy Poblome, à propos de la Cellule de consultations
18h15 : Conclusion par Philippe Bouillot
Journée de rentrée 2017
Journée de rentrée 2016
Journée de rentrée du Courtil,
Avec la participation exceptionnelle de Fabienne HULAK
psychanalyste à Paris
La journée de rentrée du Courtil est l'occasion dès le premier samedi de septembre de marquer la reprise avec une journée d'étude qui lance notre réflexion pour l'année.
Celle du 3 septembre 2016 sera exceptionnelle. Elle se tiendra à Tournai autour de l'exposition itinérante mise sur pied par nos collègues de Saragosse dans laquelle résonnent les créations de sujets autistes avec ceux d'artistes de l'école d'arts locale. Au fur et à mesure de son itinérance l'expo s'enrichit des travaux d'autres sujets qui adhèrent au projet, par exemple dernièrement à Venise et à Bilbao. Elle s'enrichira à Tournai de travaux de jeunes du Courtil. Il s'agit d'une action lacanienne pour défendre la cause de l'autisme dans la singularité que soutient la psychanalyse.
La journée et l'expo se tiendront à Tournai dans les locaux de la HELHA Communication (école de journalisme) - rue de l'écorcherie n°16 de 9h30 à 16h00.
Ensuite à 16h30 nous prévoyons le vernissage de l'exposition avec les familles, ainsi que des personnalités. La vice-présidente et ministre de la culture et de l'enfance de la fédération wallonie-Bruxelles, Alda GREOLI, a annoncé sa présence.
Compte tenu du nombre limité de places et des invitations que nous souhaitons faire aux collègues d'autres institutions, l'inscription à la journée et au repas de midi est requise. Confirmez dès maintenant via le formulaire votre participation à la journée. Le 30 juillet les inscriptions seront ouvertes aux autres institutions.
Fabienne HULAK est membre de l'Ecole de la Cause freudienne, maître de conférences au Département de psychanalyse de l’université de Paris 8, consultante à l’EPS de Ville-Évrard. Auteure de nombreux ouvrages sur l'autisme, ainsi que sur la psychose dans son rapport à l'oeuvre.
Sophie Simon, responsable de la journée
Julien Lecubin, responsable de l'exposition
Brigitte Duquesne et Thomas Roïc, responsable de L'accueil des familles
Alexandre Stevens et Dominique Holvoet, pour la Coordination du Courtil
Sophie Simon, responsable de la journée
Julien Lecubin, responsable de l'exposition
Brigitte Duquesne et Thomas Roïc, responsable de L'accueil des familles
Alexandre Stevens et Dominique Holvoet, pour la Coordination du Courtil





